Les mots lui manquent, elle ère comme une âme en peine, elle cherche les réponses à ses questions. La seule chose dont elle est sûre, c'est qu'elle lui en veut. Cette impression d'abandon, et que personne n'arrive à la comprendre, qu'il n'y à aucun Homme apte de ressentir un millième du vide qu'elle perçoit en elle. Elle lui en veut d'être partie avec quelque chose qui la remplissait chaque jour un peu plus : l'amour qu'il avait pour elle.
STOP, cette histoire c'est la mienne, la sienne, la nôtre. Pourquoi continuer de parler à la troisième personne, si c'est de moi que je parle. Peut être parce que je ne me reconnais pas. Tout ça c'est véridique. J'étais persuadée que ce moment arriverais, mais je savais très bien que je me voilerai la face, et c'était tellement mieux de croire ce que je voulais plutôt que de voir la réalité en face, tellement plus agréable. Avouez-le, qui ne la jamais fait ? A présent, je ne suis plus tout à fait moi, Clémentine sans Mathurin, la voilà. Il n'y en aura plus, comme il n'y aura plus de ses appels interminables, ces rires, ces mots sur les murs du OLD PUB, les prénoms gravés sur les tables de ce même bar. Parfois je me surprends à rire, sans en savoir la raison, peut être nerveusement, peut être pas sincèrement. Mais puisque ça fait plaisir aux autres, je continue. Je m'épuise, je m'essouffle, je vais bientôt finir par lâcher. J'aimerais tellement t'attendre, encore entendre tes je t'aime, fatiguée de mentir sur mon état mental face à toi, et face à ceux qui me vois tout les jours. Tu le sais aussi bien que moi, ça ne va pas, et tu n'aurais pas eu besoin d'un dessin pour le savoir. Tu es le seul responsable de mes larmes, et même si tu ne le veux pas, ça ne t'empêche pas de les faire couler. Comment peux-tu soutenir que tu ne veux pas me faire souffrir alors que c'est toi qui à choisi, je n'ai pas eu le choix, j'ai jamais eu la chance de te dire que je n'étais pas d'accord. J'ai plutôt toujours subi tes sauts d'humeur, tes choix, tes crises... Es-tu conscient de ce que tu viens de faire de nous ? Des amis ? Et si cette fois ci je te disais que je préférerais que tu ne sois rien plutôt que mon ami ? Te rends-tu compte de l'état dans lequel je suis ? Je ne pense pas puisque tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez, pas plus loin que l'image que tu peux dégager de toi. Je veux plus t'ouvrir les yeux, c'est bien trop compliqué pour moi. Et puis tu es assez grand non, souviens toi du nombre de fois ou tu m'as dit que tu étais mature & qu'il ne fallait pas étaler sa vie, qu'il fallait garder des secret ? Je t'ai toujours écouté, pour te faire plaisir, pour ne pas te nuire (tout le monde sais que les MULOTS font partis des nuisibles). J'aurais fait cet effort là pour toi.
J'voudrais encore pouvoir t'attendre, mais là encore je mentirais. Ce n'est pas vrai, je ne peux pas t'attendre, je veux plus t'attendre. Ce que je veux, c'est que tu ais aussi mal que ce que tu as pu me faire. Je m'en vais, j'ai plusieurs fois tenté de te courir après, de te rattraper, quand j'en avais la force. Je me force à rester planter là, et te voir t'en aller au loin. Un jour, je te promets que je donnerais tout ce que je peux pour retrouver mon premier amour, TE retrouver.
A quoi bon vouloir t'oublier, ce n'est pas possible, je ne peux pas et je n'en ai même pas l'envie. Tu sais je te connais tellement bien que je sais qu'à cet instant, tu voudrais retourner en arrière, mais t'es tellement fière que jamais tu ne le feras. Je n'ai jamais douté de ce que tu avais pu ressentir pour moi. Tu as l'air si méprisant, si indifférent... Pour moi, maintenant, c'est trois pas en avant, deux pas en arrière, j'ai l'impression que je ne sais plus marché, que j'effectue mes pas en étant ivre de ce que je puisse respirer, je fini par avancer, doucement mais sûrement, avec mes remords, mes larmes. J'aurais voulu des au revoir digne de film, pas comme ça, pas si rapidement, pas si maladroitement. J'aurais voulu un dernier câlin, un dernier baiser, et entendre tes derniers mots qui m'auraient fait rire comme autre fois. Aujourd'hui, tu me manques, tout comme hier, et comme demain... Je t'aime encore un peu plus fort.

